Avec l’avancée dans l’âge, les frais liés à la perte d’autonomie et à la dépendance physique ont tendance à augmenter. La pension retraite peut alors s’avérer insuffisante pour couvrir ces dépenses. Comment faire pour continuer à vivre chez soi sereinement ? Rassurez-vous : en France, il existe de nombreuses aides financières pour les personnes âgées. Vous souhaitez savoir quelles aides sont adaptées à votre situation ? Pour vous aider à vous y retrouver, nous vous proposons un guide complet des aides financières dédiées au maintien à domicile des personnes âgées.

Tour d’horizon des différentes aides financières pour personnes âgées

Les aides financières pour personnes âgées représentent un ensemble d’allocations et de prestations économiques versées par les autorités publiques. Leur but est de garantir une prise en charge optimale de la population des seniors en France. Les personnes âgées les plus vulnérables doivent en effet être soutenues au maximum et, le cas échéant, avoir la possibilité de vivre à leur domicile dans de bonnes conditions.

Chaque type d’aide financière dépend de la situation de la personne : son logement, sa dépendance physique et ses revenus. Voici un résumé des principaux dispositifs d’aides pour les seniors.

L’ASPA

L’Allocation de Solidarité pour Personnes Âgées (ASPA) est destinée aux individus ayant les pensions de retraite les plus modestes. Aussi appelée minimum vieillesse, cette aide sert à assurer un revenu minimum aux seniors les plus démunis financièrement.

Il faut être résident français et avoir au moins 65 ans pour bénéficier de l’ASPA. Cette allocation est accordée sous condition de ressources et peut venir en complément des retraites les plus modestes. Versée par la caisse de retraite (Carsat (régime de retraite général), MSA (mutualité sociale des agriculteurs), …), le minimum vieillesse est actuellement plafonné à :

  • 903,20 euros par mois pour un senior seul ;
  • 1 402,22 euros par mois pour un couple de seniors.

L’APA

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) est une aide à destination des personnes âgées d’au moins 60 ans, domiciliées en France et étant reconnues comme dépendantes ou en perte d’autonomie. Sans condition de ressources, elle contribue au financement des dépenses engagées pour faire face à cette situation de dépendance.

Il faut être reconnu GIR 1 à 4 par le Conseil départemental pour bénéficier de l’APA. Pour rappel, le GIR (Groupe Iso-Ressources) détermine le niveau de perte d’autonomie d’un senior, le GIR 1 étant son degré le plus élevé. L’APA est susceptible de couvrir plusieurs situations : aménagement du logement, services de ménage, portage de repas, téléassistance à domicile, etc.

L’APA à domicile est à distinguer de l’APA en établissement. Pour tout savoir sur l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile, ne manquez pas notre article qui lui est entièrement dédié : « Allocation personnalisée d’autonomie : tout sur l’APA à domicile ».

La PCH

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH) sert au financement d’aides techniques et humaines relatives aux personnes âgées en situation de handicap reconnues comme ayant perdu leur autonomie (partiellement ou en totalité). Elle est versée par le département et dépend de plusieurs facteurs personnels : le degré d’autonomie du senior, son âge, ses ressources et son logement.

Concrètement, la PCH dispose d’un large champ d’application. Vous pouvez par exemple faire adapter le véhicule ou le logement au niveau d’autonomie de la personne âgée en situation de handicap. Cela peut servir à revoir l’éclairage des pièces sombres du domicile, à faciliter l’ouverture des fenêtres, ou encore à installer des tapis antidérapants.

L’Aide-Ménagère à Domicile

L’Aide-Ménagère à Domicile permet de financer les services d’une aide-ménagère venant au logement de la personne âgée (notamment pour le nettoyage, l’entretien du linge, la préparation de repas ou l’aide à la toilette). C’est une aide sociale versée par votre Conseil départemental qui s’adresse aux personnes résidant en France, âgées d’au minimum 65 ans (ou 60 ans pour celles ayant été reconnues inaptes au travail) et ne bénéficiant pas de l’APA (en étant reconnu GIR 5 ou 6 notamment).

Pour bénéficier de cette aide financière, il faut également justifier de ressources inférieures à 903,20 euros par mois (1 402,22 euros pour un couple de seniors). L’aide est directement versée au service d’aide à domicile choisi par le senior (comme l’ADMR par exemple) par le Conseil départemental. Dans certains cas, il est possible que l’aide soit versée au senior s’il préfère utiliser les services d’un salarié qu’il emploie lui-même.

L’ASH

L’Aide Sociale à l’Hébergement (ASH) est là pour éviter aux personnes âgées les plus dépendantes de devoir rester à leur domicile à cause de raisons financières, alors qu’elles pourraient être accueillies en établissement spécialisé ou chez un aidant familial. Là aussi, il faut être résident français et être âgé d’au minimum 65 ans (ou 60 ans pour les seniors ayant été reconnus inaptes au travail).

Il faut aussi justifier de ressources inférieures au montant des frais d’hébergement de l’établissement de santé (Résidence autonomie, Ehpad ou Unité de soins de longue durée (USLD)). Le dossier de demande d’ASH doit être retiré auprès de votre Mairie ou CCAS qui transmet ensuite votre dossier au Conseil départemental. C’est lui qui prend en charge l’ASH. Il paie une partie ou la totalité des frais d’hébergement de la personne âgée.

Les aides à l’aménagement du logement

Les aides à l’aménagement du logement sont faites pour les seniors ayant besoin d’adapter leur domicile aux contraintes physiques du vieillissement. Concrètement, elles servent à financer des travaux de rénovation ou d’adaptation visant à sécuriser le logement.

L’Anah (l’Agence Nationale de l’Habitat) peut octroyer des aides financières afin de réaliser des travaux d’amélioration de l’habitation, notamment pour faire face à la perte d’autonomie. Ces aides s’adressent aux personnes qui occupent ou louent un logement principal daté d’au moins 15 ans. Elles sont sous condition de ressources. La subvention peut aller jusqu’à 50 % du montant des travaux engagés (plafonnement à 20 000 euros HT).

D’autres organismes et associations sont susceptibles de proposer des aides similaires ou des conseils personnalisés. C’est le cas notamment de l’ADIL (Agence Départementale pour l’Information sur le Logement), de la fédération SOliHA (Solidaires pour l’habitat) ou encore la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse).

Les aides au logement

En plus des aides spécialement dédiées à l’aménagement du logement, il existe en France un ensemble d’allocations au logement pouvant grandement aider les personnes âgées. La plus connue est l’APL (Aide Personnalisée au Logement). Il s’agit d’une subvention permettant d’alléger la charge financière que représente un loyer, un prêt immobilier ou un séjour en maison de retraite. Son montant dépend de plusieurs facteurs : lieu et type du logement, revenus, nombre de personnes dans l’habitat, etc.

Les personnes ne pouvant pas bénéficier de l’APL peuvent prétendre à l’ALS (Allocation de Logement Social). Les conditions d’obtention de l’ALS sont légèrement plus souples que l’APL (le logement n’a pas besoin d’être conventionné), mais son montant est bien souvent inférieur à celui de l’APL. Retrouvez le détail de ces aides au logement sur le site de la CAF.

Y a-t-il d’autres aides financières dédiées au maintien à domicile des personnes âgées ?

Comme vous pouvez le voir, il existe de nombreuses aides financières pour les personnes âgées. Certaines sont très génériques, comme le minimum vieillesse et les aides au logement. Tandis que d’autres encouragent, directement ou indirectement, le maintien à domicile des personnes âgées.

La PCH, l’APA à domicile et les aides à l’aménagement du logement, notamment, s’avèrent fort utiles pour adapter l’habitation du senior à ses nouvelles contraintes physiques. Cela permet à la personne âgée de pouvoir continuer de vivre à son domicile en minimisant les risques.

À ce propos, la téléassistance senior est un excellent complément aux travaux d’aménagement du logement. Elle est bien souvent couverte par les aides financières dédiées au maintien à domicile des personnes âgées. Notez qu’elle peut faire l’objet d’un crédit d’impôt de 50 %, ce qui permet de diviser son coût de moitié (plus de détails sur la déclaration d’impôt et la téléassistance en cliquant ici). Il existe aussi des offres de parrainage très intéressantes chez certaines sociétés de téléassistance (comme Filien).

Enfin, vous pouvez obtenir des aides financières pour seniors directement auprès de votre Caisse de Retraite et même via le CESU (pour les prestations de services à domicile). En France, tout est fait pour encourager le maintien à domicile des personnes âgées.